S'lava bien, merci.
Ca y est. Il neige. Il fait froid, un peu. J'ai encore du mal. Je n'enlève pas le bonnet au bon moment, dans le métro, du coup j'ai chaud et je transpire. Après, les courants d'air me gèlent, c'est pas malin quand on vient de choper la crève. Puis, je vais acheter ma riajenka* au Sedmoi Kvartal, et pas au Kvartal Viktoria, alors que c'est plus près et moins cher. J'ai les habitudes géorgiennes : je traverse les rues n'importe quand, alors que les Russes attendent.
Mais c'est bon. Je vais prendre mes marques. Faire la tronche dans le métro en lisant son journal : trop facile. Les ranjos et le pas sûr sur le verglas : je maîtrise. Dehors, les gens méchants et les gros manteaux. Dedans, les chaussons, les sourires et le thé chaud. Reste encore ce que je ne connais pas, et les problèmes de visa à régler. Aussi, la nostalgie de la Géorgie qui risque de peser. Mais j'ai mes deux khinkalis en pâte de sel, faits main par les potes, mon livre de cuisine et quelques "contacts" dans la place. Et puis quel bonheur pour la douche d'avoir de la vraie eau chaude en abondance, chauffée par du bon gaz russe !
Ouaip. Ca va aller.
* Bientôt Popofeu, les premières chroniques culinaires russes de l'Internet. Hé hé hé...